À la CAB, nous sommes ravis de vous présenter notre programme de cours pour la Suisse romande pour l’année 2027 et espérons qu’il suscitera votre intérêt. N’hésitez pas à décrocher votre téléphone et à vous inscrire. Nos animateurs et animatrices engagés, ainsi que nous-mêmes, nous réjouissons de vous accueillir !
Michel Chiarinotti avant une locomotive rouge des CFF Re 460
Michel Chiarinotti a perdu la vue à l’âge de 25 ans. Pourtant, affirme-t-il, sa qualité de vie n’a pas diminué : il a simplement dû adapter son mode de vie. Cet optimisme serein profite aujourd’hui aussi à la CAB. Depuis mai 2026, ce jeune Valaisan s’engage comme coprésident de la CAB.
Sous la grande horloge de la gare centrale de Zurich, les voyageurs se pressent, la tête baissée, les yeux rivés sur leur téléphone portable, personne ne prête attention aux bandes podotactiles. Au milieu de cette agitation se dresse un homme qui dépasse tout le monde : Michel Chiarinotti, 1,95 mètre. Calme. Droit. Un roc inébranlable. On pourrait croire qu’il observe la scène. Pourtant, Michel ne la voit pas. Sa vision résiduelle n’est que de 1 %. Selon les critères officiels, il est considéré comme étant aveugle. Lorsqu’on lui demande si cette agitation ne l’agace pas, il sourit : « Oui, certains voyants sont plus aveugles que moi. »
Des coups du sort dès le plus jeune âge
Michel Chiarinotti près d’une fontaine à Naters
Michel Chiarinotti est né en 1992 à Naters, d’un père italien et d’une mère suisse. Il aurait dû s’appeler Michele, mais les autorités valaisannes de l’époque estimaient que ce prénom était réservé aux filles. La famille – « la famiglia ! » occupe une place essentielle dans sa vie. Avec sa sœur cadette, Giulia, les liens sont très forts. Il a grandi dans un environnement bilingue et parle couramment l’allemand et l’italien. « … et le valaisan aussi ! », ajoute-t-il en riant. Son humour ponctue régulièrement la conversation. À un an et demi, il contracte une grave infection virale au niveau de la gorge. À six ans, il est victime d’un grave accident de la route. Quelques années plus tard, une artère obstruée entraîne chez lui une paralysie du côté droit. En 2017, son ophtalmologue lui prescrit une IRM afin d’exclure la présence d’un anévrisme potentiellement mortel. « Heureusement, ce n’était pas un anévrisme, mais il y avait bien un problème », se souvient-il. À l’Inselspital de Berne, les médecins découvrent qu’un petit os comprime ses deux nerfs optiques. Une opération est indispensable afin d’éviter une cécité totale. Les chances de succès sont estimées à seulement 10 %. Contre toute attente, l’intervention, réalisée en juin 2018, est un succès. Depuis, Michel ne dispose plus que d’une vision résiduelle de 1 %. De quoi se décourager ? Bien au contraire : « J’ai eu de la chance. Je distingue encore les contours, ainsi que les contrastes entre le clair et le foncé. »
« L’aventure continue »
Des pieds sur un escalier, avec une canne blanche
Après avoir obtenu son diplôme de l’école de commerce bilingue, Michel travaille pendant quatre ans dans un bureau. Lorsque sa vue disparaît presque totalement en 2018, il doit se réorienter professionnellement. Là encore, il fait preuve d’un optimisme remarquable : « Bien sûr, cela a été un bouleversement de ne presque plus rien voir du jour au lendemain. Mais j’avais déjà surmonté tant d’épreuves dans ma vie que j’étais convaincu de pouvoir surmonter celle-ci aussi. » Depuis juin 2020, il travaille à plein temps comme interprète interculturel au sein de l’organisme de médiation Forum Migration à Viège. Entre l’allemand, l’italien et le français, il ne se contente pas de traduire des langues, il crée des passerelles entre les personnes. La CAB bénéficie elle aussi de cette précieuse compétence.
Comment la CAB est entrée dans sa vie
Michel travaille chez lui sur son ordinateur portable
Peu après son opération, en 2018, Michel ressent le besoin de rencontrer d’autres personnes vivant une situation similaire. Le service de conseil de la Fédération suisse des aveugles et malvoyants lui recommande un groupe de rencontre à Thoune. C’est là qu’un participant lui parle de la section valaisanne de la CAB. Après un entretien avec son président, il rejoint la section Saint-Théodule. Très vite, une évidence s’impose : il ne souhaite pas seulement participer, mais aussi s’investir activement. L’intégration des jeunes en situation de déficience visuelle lui tient particulièrement à cœur. « Ils ont besoin de personnes qui comprennent réellement ce qu’ils vivent », explique-t-il. Son engagement le conduit d’abord à reprendre la présidence de la section valaisanne, puis, en mai 2026, à être élu coprésident de la CAB suisse au niveau national. Une évolution qui n’a rien de surprenant pour celles et ceux qui le connaissent. À ses yeux, la CAB est bien plus qu’une organisation proposant des cours et des conseils. C’est une véritable communauté.
Une personne qui donne du courage
Passionné de fitness, Michel participe lui-même aux cours proposés par la CAB. Grâce à l’accompagnement individuel de bénévoles, il peut vivre des expériences qui lui seraient autrement inaccessibles, comme une semaine de randonnée à Lugano. Les échanges avec les autres lui tiennent également à cœur : « On ne se sent pas seul. Et on n’a pas toujours besoin d’expliquer comment on va : les autres le comprennent. »
Quiconque rencontre Michel le ressent immédiatement : cet homme a un rayonnement particulier. Un calme qui ne naît pas de la résignation, mais d’une véritable force intérieure. Son parcours témoigne que la cécité n’empêche ni l’autonomie, ni l’humour, ni l’envie d’agir. La véritable grandeur ne se mesure pas en centimètres, mais à l’attitude. Michel – ou Michele, comme il aime se faire appeler – est un grand homme, au sens propre comme au sens figuré. Grande, Michele !
La pauvreté est plus proche que nous ne le pensons. Elle est présente partout dans le monde – et en Suisse. Elle reste souvent invisible, mais ses conséquences marquent le quotidien de nombreuses personnes: manque d’opportunités, participation limitée et perspectives d’avenir incertaines. Depuis 125 ans, Caritas Suisse s’engage contre la pauvreté en Suisse et dans le monde.
Avec son projet anniversaire «Inégalités – En quoi la pauvreté nous concerne», Caritas Suisse invite à remettre en question les idées reçues et à comprendre la pauvreté sous un angle nouveau: personnel, social et politique.
Projet anniversaire «Inégalités»
Le cœur du projet est une exposition interactive autour de cet anniversaire, un café du jubilé avec un laboratoire du futur et un atelier de réflexion. Les faits, les récits, les simulations et les contributions de spécialistes ouvrent la voie à la réflexion, aux échanges et à de nouvelles perspectives, et montrent que le changement est possible. Le projet se déroulera du 9 au 30 septembre 2026 à Lucerne.
Je vous invite à venir découvrir l’exposition. L’entrée est gratuite.
Plusieurs événements sont également organisés autour de l’exposition:
12 septembre – Caritas en dialogue
Rencontres et échanges avec des collaboratrices et collaborateurs de Caritas Suisse www.caritas.ch/anniversaire
16 septembre – Dialogue sur la solidarité mondiale
Dans un monde marqué par de multiples crises, comment la Suisse peut-elle apporter une contribution efficace et solidaire à la coopération internationale – et quel rôle jouent dans ce contexte des ONG telles que Caritas Suisse ? www.caritas.ch/fr/dialogue-sur-la-solidarite-mondiale/
28 septembre – Colloque sur les working poor: ils sont pauvres, et pourtant ils travaillent Cette soirée se penche sur les causes de la pauvreté des personnes actives, met en lumière les obstacles rencontrés par les personnes concernées et passe en revue les résultats des recherches actuelles. www.caritas.ch/fr/colloque-sur-les-working-poor-ils-sont-pauvres-et-pourtant-ils-travaillent
Peut-être que l’exposition ou l’un de ces événements intéressera également des personnes de votre entourage privé ou professionnel. Je me réjouis de vous y retrouver – et vous remercie de transmettre cette invitation aux personnes intéressées.
En 2025, la CAB a introduit une évaluation systématique pour l’ensemble de ses cours. À l’issue de chaque session, les participants reçoivent un questionnaire composé de questions d’auto-évaluation, visant à mesurer l’impact du cours sur leur situation personnelle.
Les objectifs définis par l’Office fédéral des assurances sociales (OFAS) dans les concepts spécialisés sont les suivants :
Renforcer la confiance en soi et l’optimisme afin de permettre aux personnes concernées de faire face aux défis du quotidien avec le plus haut degré d’autonomie et de liberté possible.
La CAB contribue à atteindre ces objectifs à travers une large palette d’offres de formation telles que les cours Milestone, les cours de cuisine, les activités physiques, l’atelier d’écriture ou les cours créatifs, et bien d’autres encore. L’enjeu central est que ces activités se traduisent par un changement positif concret dans la vie des participants.
Comment l’impact a-t-il été mesuré ?
Pour 55 cours, 408 questionnaires ont été envoyés par courriel ou distribués sur place. 284 questionnaires ont été renvoyés remplis, ce qui correspond à un excellent taux de réponse de 70 %. Les personnes ayant participé à plusieurs cours ont pu donner une réponse distincte pour chaque cours.
Les résultats
Un tiers des personnes interrogées a indiqué avoir renforcé son autonomie ou avoir élargi ses connaissances et ses compétences grâce au cours. Un quart a déclaré que le cours avait contribué à améliorer sa santé. Enfin, 5 % ont mentionné avoir trouvé de nouvelles idées pour leurs loisirs ou avoir renforcé leur confiance en soi.
Ces résultats mettent clairement en évidence l’impact positif tangible des cours de la CAB sur la vie des participants et répondent pleinement aux objectifs définis par l’OFAS.
Dans notre portrait, vous rencontrerez quelqu’un qui a vécu très intimement ce concept de renouveau et un nouveau départ. Il s’agit de Reto Frey, cuisinier pratiquement aveugle, animateur de cours à la CAB et membre du comité directeur. Découvrez comment il a retrouvé le chemin de la vie après un grave accident et comment il encourage aujourd’hui avec passion les personnes malvoyantes à retrouver leur autonomie et leur joie de cuisiner. Dans le même esprit, nous vous présentons un large éventail d’outils d’assistance impressionnants pour les amateurs de cuisine aveugles et malvoyants et nous vous donnons des conseils et astuces pratiques pour réussir à cuisiner même sans voir. La recette de Reto Frey vous invite également à accueillir le printemps avec un plat qui réveillera vos papilles. Comme d’habitude, Roland Gruber complète ce numéro avec sa chronique très appréciée qui dresse avec humour un tableau réaliste de la vie avec un handicap visuel.
Photo de couverture : la nouvelle direction élargie de la CAB : de droite à gauche : Rudolf Rosenkranz (directeur général), Andrea Vetsch et Roland Gruber. Photo : Monika Meile
Le 1er janvier 2026, Andrea Vetsch et Roland Gruber ont rejoint la nouvelle direction de la CAB en tant que membres. La nouvelle direction est composée de trois personnes, dont l’ancien directeur Rudolf Rosenkranz. Andrea Vetsch continuera à développer l’offre de formations et la formation des bénévoles. Roland Gruber est chargé du développement des relations publiques et du conseil, ainsi que de la défense des intérêts en matière d’accessibilité des transports publics. La fonction d’adjoint au directeur général sera répartie entre les deux nouveaux membres de la direction.
Ces promotions témoignent de la reconnaissance et de la confiance accordées aux deux nouveaux membres de la direction, Andrea et Roland, pour leur engagement sans faille et très apprécié de tous au sein de la CAB jusqu’à présent. Elles constituent également une adaptation à un environnement en constante et rapide évolution.
Le comité directeur et le directeur souhaitent à Andrea Vetsch et Roland Gruber beaucoup de succès et de satisfaction dans leurs nouvelles responsabilités.
Photo ci-dessus : Ruth Häuptli, membre du comité central de la CAB depuis 1991, présidente centrale depuis 2005.
Démission de notre présidente Ruth Häuptli
Description de la photo: Ruth Häuptli lors de la sortie des membres du CAB 2025 au zoo d’Arth-Goldau. Elle attrape une fontaine d’eau..
Notre présidente de longue date, Ruth Häuptli, a dû démissionner de ses fonctions à la mi-novembre pour des raisons de santé. Elle a également renoncé à de nombreux engagements dans d’autres organisations et comités.
Durant ces 20 ans de présidence, elle a profondément marqué la CAB et l’a conduite vers une nouvelle ère. Ses décisions ont souvent été douloureuses. Ainsi, l’IBZ a dû fermer ses portes en septembre 2018. Les conséquences de cette décision se font encore sentir aujourd’hui. La même année, la bibliothèque pour aveugles de Landschlacht a également été fermée et transférée à la SBS, la bibliothèque suisse pour aveugles, malvoyants et handicapés de lecture à Zurich. Ruth Häuptli a toujours eu à cœur de trouver les meilleures solutions possibles pour les collaboratrices et collaborateurs concernés. Elle accordait également une grande importance à une communication précoce, ouverte et proactive avec les personnes concernées et toutes les personnes et organisations impliquées.
Description de la photo: Portrait de Ruth Häuptli, membre du comité depuis 34 ans et certainement engagée pour le CAB bien avant.
La bonne collaboration avec nos organisations partenaires et au sein des différents comités institutionnels pour les aveugles lui tenait particulièrement à cœur. Ces dernières années, Ruth Häuptli a posé les jalons stratégiques de la CAB pour un avenir couronné de succès, tout en rajeunissant et en professionnalisant le comité de la CAB. Lors de la prochaine assemblée générale, nous proposerons de nommer Ruth Häuptli présidente d’honneur en raison de ses grands mérites pour la CAB et pour le secteur des aveugles.
Elle a déjà préparé la passation de pouvoir à la prochaine génération. Lors de la prochaine assemblée générale de la CAB, une coprésidence composée de l’actuelle vice-présidente Irene Blatti et du membre du comité Michel Chiarinotti sera proposée à l’élection.
Nous remercions Ruth Häuptli pour son engagement sans faille et lui souhaitons de tout cœur bonne chance pour la suite.
Texte : Bureau CAB, Rudolf Rosenkranz et son équipe
Description de la photo : Les événements sociaux lui ont toujours tenu à cœur. Ruth Häuptli avec un verre de jus d’orange lors de l’assemblée générale anniversaire du 13 mai 2023. Également sur la photo : Daniel Burri, membre du comité central de la CAB, et Tanja Haas, alors collaboratrice de l’aumônerie pour personnes handicapées à Zurich.
Voici ce que disent les collaborateurs de la CAB à propos de Ruth Häuptli :
Commençons tout de suite avec la collaboratrice la plus « jeune », Ruth Meier, administration de cours CAB :
Je n’ai rencontré Ruth Häuptli que quelques fois en personne, la première fois dans le cadre du processus de candidature l’hiver dernier.
En tant que présidente de la CAB, il était important pour elle de faire connaissance de la nouvelle collaboratrice.
Elle m’a dit avec insistance : « Dans une petite équipe, chaque collaborateur compte. »
J’ai pris bonne note de cette phrase.
Description de la photo: L’ancienne présidente de la CAB lors de la sortie du personnel en 2021, sur la photo avec les collaboratrices Barbara Gisler et Theres Raimondi.
La déclaration de notre deuxième collaboratrice de l’administration de cours, Barbara Gisler, va dans le même sens. Sa citation souligne l’immense estime que la présidente sortante avait pour tout le monde et en particulier pour « ses » collaborateurs :
Ruth Häuptli a non seulement un grand cœur pour les clients de la CAB, mais aussi pour ses collaborateurs. Elle a toujours attaché une grande importance à ce que nous soyons satisfaits et que nous nous sentions bien. Elle nous a souvent répété cette petite phrase : « Tu es précieux, tu es important(e) pour nous ».
Rudolf Rosenkranz, directeur général de la CAB :
Ruth a toujours accordé une grande importance au bien-être et à la bonne humeur de tous, en particulier lors des assemblées et des réunions. Dans ce contexte, je me souviens encore avec le sourire de sa première phrase lors des assemblées des délégués et des membres : « Commençons par le plus important : le menu ». – D’une certaine manière, c’est légendaire…
De plus, Ruth a toujours accordé une grande importance à ce que les relations entre les participants aux réunions du comité et aux assemblées des délégués soient courtoises, même si les discussions pouvaient parfois être animées sur le fond.
Description de la photo: Ruth Häuptli met la main à la pâte et taille des vignes à l’occasion du séminaire sur le vin 2022.
Andrea Vetsch, responsable des cours CAB :
Ruth a de nombreux talents. L’un d’entre eux m’a particulièrement impressionné : son talent de communicatrice. Malgré sa forte déficience visuelle, elle se présentait avec assurance devant son public, que ce soit lors de journées d’accompagnement ou devant la presse, toujours éloquente, charmante et parfaitement habillée.
Description: cette photo a été prise lors d’un cours créatif à l’IBZ Landschlacht : Ruth Häuptli place des perles dans un cadre pour créer un collier.
Theres Raimondi, formatrice permanente à la CAB :
Je garderai toujours un souvenir ému des colliers Swarovski que nous avons créés ensemble, assortis aux couleurs de ses vêtements, et de nos heures créatives passées ensemble.
Roland Gruber, responsable des relations publiques de la CAB :
Photo : comme toujours très occupée lors d’une apparition médiatique. Ruth Häuptli touche la maquette de la ville de Zurich.
D’une part, j’ai été impressionné par l’aisance de Ruth face aux médias. Pour le dire de manière un peu familière : je pouvais par exemple la mettre devant la caméra d’un journaliste de télévision, et elle « assurait » à fond. Dans les nombreuses interviews que j’ai réalisées avec elle pour notre magazine « Das Gute Wort », nous avons très rarement dû refaire ou couper quelque chose.
D’autre part, j’ai été impressionné par sa proximité avec la base. C’était une présidente qui savait exactement où le bât blesse pour les personnes aveugles et malvoyantes. Elle s’intéressait à chacun de ses membres. Non, ce n’était vraiment pas une « présidente distante ».
Sélection de photos : Monika Meile
Merci, Ruth, pour ton engagement courageux et dévoué envers la CAB, envers les personnes aveugles et surtout envers les êtres humains !
Dans le portrait, vous ferez la connaissance d’Anita Heimlinger, atteinte d’un handicap auditif et visuel sévère. Grâce à son chien guide d’aveugle, un implant cochléaire et une bonne dose de force intérieure, elle gère son quotidien avec une remarquable indépendance. Dans le cadre des cours CAB, elle peut se reposer, échanger et acquérir de nouvelles compétences. Notre article consacré à notre programme de cours traite également de talents. Si lesdits cours permettent de réaliser de beaux objets, ils se prêtent, en premier lieu, à augmenter la confiance en soi et à acquérir de nouvelles perspectives et capacités, utiles bien au-delà de l’offre pédagogique en elle-même. L’article dédié à l’implant cochléaire démontre que les technologies modernes peuvent favoriser une participation active à la vie de tous les jours malgré une perte auditive. Dans sa chronique, Roland Gruber aborde, quant à lui, son quotidien en situation de malvoyance.
La CAB est membre de l’UCBA, l’organisation faîtière suisse du domaine du handicap visuel. L’UCBA, ainsi que la CAB et de nombreuses autres associations dans le domaine du handicap visuel, se mobilisent depuis des années pour que les personnes aveugles et malvoyantes puissent voter de manière autonome, c’est-à-dire en préservant le secret du vote.
Fin novembre, ce sera chose faite : le modèle de vote sera testé dans tout le canton de Zurich dans le cadre des votations populaires du 30 novembre.
Vous trouverez de plus amples informations sur cette question importante pour les personnes aveugles dans le communiqué de presse de l’UCBA et dans les informations de l’administration fédérale et du canton de Zurich en tant que « canton test » des votations populaires fédérales du 30 novembre 2025.
Dans le portrait, vous ferez la connaissance de Roger Dietler. Bien qu’il soit pratiquement aveugle, il maîtrise son quotidien avec une incroyable inventivité. En tant que responsable de cours à la CAB, il montre à d’autres personnes concernées comment utiliser au mieux l’outil d’assistance «Milestone». Dans l’article dédié, vous en apprendrez davantage sur ce petit appareil si précieux pour les personnes aveugles et malvoyantes. Nous avons egalement le plaisir de vous présenter Ruth Meier. Avec son parcours dans le domaine de la cécité et une passion pour le travail social, elle complète depuis ce printemps l’équipe de la CAB en tant que responsable de l’administration des cours. Et comme d’habitude, Roland Gruber nous fait découvrir dans sa chronique les pièges du quotidien avec un handicap visuel. La sensibilisation est une préoccupation majeure de la CAB. La Journée de la canne blanche, célébrée chaque année le 15 octobre dans le monde entier, y contribue également.